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samedi 21 mars 2009

mercredi 17 décembre 2008

Les plumes du dragon
















Les plumes du dragon
Arnica Esterl : texte
Olga et Andrej Dugin : illustrations
Duculot : éditions
2203553979 : isbn

jeudi 10 juillet 2008

Vassilissa la très belle

Un vieil homme et sa femme vivaient avec leur fille Vassilissa. Un jour, la vieille femme tomba malade et, avant de mourir, donna à sa fille agée de huit ans une petite poupée en lui disant que si elle auvait besoin d'aide, elle devrait la nourrir et lui demander conseil. De plus elle ne devrait sous aucun prétexte la montrer à quelqu'un.

Après la mort de sa femme, le vieil homme se remaria avec une veuve qui avait deux filles croyant qu'elle ferait une épouse et une mère de famille avisée. Mais toutes trois devinrent très rapidement jalouses de Vassilissa qui était très belle. Un jour que le vieil homme était parti au marché sa belle-mère envoya , à la tombée de la nuit, Vassilissa chez Baba Yaga chercher des éclats de bouleau pour éclairer leur maison.



Baba Yaga est une sorcière qui vit au fond d'une forêt obscure. Vassilissa mit la poupée dans sa poche et partit. Elle arriva à une cabane en bois posée sur des pattes de poules et entourée d'une clôture de pieux surmontés de crânes. Le portail était fait d'os de jambes humaines et la serrure, de dents. Baba Yaga surgit alors de la forêt, volant dans son mortier qu'elle dirigeait à l'aide d'un pilon, tout en effaçant ses traces avec son balai. Vassilissa lui expliqua ce qu'elle voulait et la sorcière lui dit qu'elle devait d'abord travailler pour mériter sa récompense.



Commença une série de travaux bien évidemment irréalisables : décortiquer le grain, trier des graines de pois et de pavot. Pourtant, en deux nuits, avec l'aide de la poupée, Vassilissa s'acquitte de ces tâches. Vassilissa a maintenant compris que la sorcière n'a nullement l'intention de la laisser partir. Aussi, pendant son sommeil, Vassilissa s'enfuit-elle, prenant sur la clôture un crâne aux yeux luisants. Dans sa course à travers la forêt, elle est doublée par trois cavaliers, l'un en blanc, représentant la lumière du jour, un autre en rouge représentant le soleil levant et le dernier en noir représentant la nuit profonde. Ils la guident sur son chemin.




Quand elle rentra chez elle, sa belle-mère et ses soeurs lui arrachèrent le crâne des mains. Ses yeux brillants se posent sur elles et les réduisent en cendres. Seule Vassilissa est indemne. Le lendemain matin, elle enterre le crâne profondément et un rosier aux fleurs rouge sombre pousse au-dessus. Vassilissa vit désormais dans la paix et le confort avec son père, conservant toujours la petite poupée dans sa poche, au cas où elle aurait encore besoin d'elle.



vendredi 4 avril 2008

... sauf ma mère

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La chute de mon histoire ne correspond pas aux peines recommandé par la charia. Si la jeune femme est accusé de se prostituer elle aurait été condamné à la lapidation, ou à la flagellation.
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La mort de Lupe Velez

Lupe Velez de son vrai nom Maria Guadalupe Velez de Villalobos était une actrice mexicaine, décédée le 13 décemble 1944 à l'age de 36 ans. Lupe Velez était plus célèbre pour sa vie amoureuse tumultueuse que pour ses talents d'actrice. Après une romance avec Gary Cooper, un mariage et un divorce avec l'acteur Jhonny Weissmuller, elle se trouve enceinte du jeune Harald Maresch qui refusa de reconnaitre l'enfant. Lupe décide alors de mettre fin à ses jours. L'auteur du blog "nos moutons" raconte très bien la mort édifiante de Maria Guadalupe Velez de Villalobos :


Il fallait que la mise en scène fût superbe : le décor de style «hacienda» kitsch fut rempli de fleurs grasses et odorantes, elle avait commandé des plats mexicains qu’elle avait fait venir de Tijuana. Elle était parée et resplendissante : la maquilleuse, la coiffeuse et l’habilleuse s’étaient surpassées. À trente-six ans une jolie femme est à l’apogée de son charme. Le banquet fut grandiose et dura fort tard, les invités et les figurants étaient aux anges.


Après avoir salué le départ des derniers convives depuis un balcon en fer forgé, elle renvoya les domestiques et se retira dans sa chambre. Là aussi la direction artistique était irréprochable : tentures et candélabres, grands vases de tubéreuses, lumière tamisée et mystérieuse...
Elle avala le contenu du tube de Seconal disposé sur la commode par l’accessoiriste et prit la pose sur le lit en vérifiant le drapé de sa robe à l’intention des photographes qui la trouveraient le lendemain matin après l’appel à la police de la femme de chambre : le cliché, à n’en pas douter, allait être somptueux.
Seulement voilà : tout ça n’était dans le script.

Le Tabasco, la tequila et le Seconal mélangés à hautes doses, ça se marie mal avec l’odeur des tubéreuses: ça vous révulse les estomacs les plus aguerris. Mais comme il était hors de question de gâcher la photo en vomissant sur le lit, elle se leva, tituba jusqu’à la salle de bain et vomit soudain par terre, sur le carrelage. Faisant un pas de plus, elle glissa dans la flaque aigre et violacée de frijoles et chili con carne mêlés de la mousse blanchâtre formée par les comprimés de Seconal (revoyant sa vie en un éclair, revivait-elle les séquences de slapstick tournées avec Laurel et Hardy ?) et dans sa chute sa tête heurta violemment le bord du lavabo. Assommée sur le carrelage de la salle de bain ça pouvait encore faire une bonne photo : en changeant de focale on recadrait sur le visage « livide mais paisible », avec sur le front un filet de sang noir qui se confondrait avec les mèches de cheveux. Un bon retoucheur se chargerait d’éliminer les filets de vomissures sur les lèvres et le menton. C’était moins glamour mais on pouvait faire quelque chose de «romantique et tragique» : ça se vend bien aussi. Mais ce script était si mal fichu que sa tête rebondit sur le bord du lavabo et alla s’encastrer dans la cuvette des water où María de Guadalupe Villalobos y Vélez, souillée et puante, mourut noyée dans dix centimètres d’une eau sale qui faisait couler son maquillage en trainées noirâtres.

jeudi 3 avril 2008

Histoire d'Ali Baba

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L'amputation des voleurs est pratiqué en Arabie saoudite, au Yémen, aux Émirats arabes, en Iran, au Soudan et au Nigeria ; pays dont la législation s'inspire plus ou moins fortement de la charia. J'ai chercher un peu sur le sujet et une parole de Mahomet rapporté par Al Bukhari dit ; "La main doit être tranchée pour un vol au-dessus du quart d'un dinar." Or un quart de dinar de l'époque semble correspondre à environ 9$ (j'ai fait ce calcul à partir d'ici). Le petit pain volé par Ali Baba devait probablement être vendu aux tarifs egyptien actuel.
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